
Le WOMAD, festival créé par Peter Gabriel, fêtait en 2007 ses 25 ans. C'est d'ailleurs pour cette raison que Peter a décidé de faire cette tournée, non seulement pour le plaisir de revenir sur scène (on n'en doute pas), mais aussi pour préparer les 25 ans de ce festival dans lequel il s'est énormément investi.
Il a créé ce festival en 1982, lançant le pari un peu fou, à l'époque, que la world music intéresserait le public. Seulement c'était trop avant gardiste. Lâché par la BBC, le premier WOMAD fut un véritable gouffre financier, Peter Gabriel recevra même des menaces de mort car il s'est investi financièrement, allant jusqu'à hypothéquer sa fortune personnelle. Il sera alors obligé de reformer Genesis pour un benefit concert en vue de renflouer les caisses.
25 ans se sont écoulés, et le WOMAD est devenu une grosse machinerie, un festival connu et reconnu, qui a lieu désormais sur tous les continents, toute l'année. Sa version anglaise a de plus déménagé des terres de Reading jusqu'au sud ouest de l'angleterre, proche du fief de Peter Gabriel. Au vu des concerts donnés précédemment, on peut s'attendre à quelque chose d'incroyable ! mais seulement, un imprévu tombe sur les organisateurs du festival. La météo. Il pleut à verse, des jours et des jours avant le festival. Charlton Park est transformé en champ de boue, et même si les inondations ne sont pas de mise, et c'est un lieu de désolation qui accueille les festivaliers. Le jeudi lorsque j'arrive à Charlton Park, je me dis que j'ai bien fait de prendre une chambre d'hôtel, au vu de la catastrophe.
Le jour du festival s'ouvre - sous chapiteau - par un concert des Blind Boys of Alabama, qui ont perdu il y a un an un de leurs membres fondateurs. Leur voix est toujours magnifique, et ils ont un groupe au groove d'enfer. Très beau moment.
Puis il faut sortir sous la pluie pour aller écouter Isaac "Shaft" Hayes, soul man, une voix incomparable, qui va vite réchauffer les spectateurs présents. Mais on sort de là trempés, et je rentre bien vite à l'hôtel apprécier une douche chaude et un bon lit, tout en ayant une pensée (émue forcément) pour les campeurs.
Le lendemain, j'arrive sur le site munie de belles bottes en caoutchouc rose et commence une journée marathon. Entre Daby Touré, Zawose Family, quelques worskhops, Daaral J, Dulkori, je fuis finalement Toots and the Maytals pour me concentrer sur des plus petits groupes (de toutes façons moi et le reggae ça a toujours fait deux). Pour Daby Touré, j'avais le choix entre une performance un peu courte sur la scène BBC, et une un peu plus longue, sur une scène plus importante, mais juste avant Peter, donc je prendrais le choix de la BBC. Bien m'en a pris, ce fut une très belle performance.
La Zawose family : malgré la perte des deux leaders, la famille et les jeunes ont repris le flambeau de cette musique indéniablement gaie, riche et surprenante.
Daaral J : j'hésitais à aller à leur workshop. ce groupe de hip hop venus du Sénégal savent mettre de l'ambiance, il faut dire qu'ils ont pour "parrain" Youssou'n Dour et Peter Gabriel qui les supportent beaucoup. On peut ne pas apprécier le hip hop, mais on ne peut rester insensible à leur énergie ! c'est sans surprise qu'on les verra d'ailleurs rejoindre Peter plus tard dans la soirée :-)
Dulsori est un groupe coréen, surprenant, que j'avais déjà vu au womad il y a quelques années. C'est très euhh... percussif :-)... j'apprécie de plus en plus d'ailleurs les percussions asiatiques, alors que jusqu'ici j'étais beaucoup plus intéressée par les percussions venues d'Afrique !
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